Mon histoire

D’où je viens ? Qu’est-ce qui m’a construite ?

Il y a une phrase que j’aime répéter : on ne construit pas sa vie en attendant que les conditions soient parfaites. On construit, et les conditions s’ajustent. C’est exactement comme ça que tout a commencé.

Stéphanie Lucide entrepreneure

Tout a démarré avec Marceau.

Quand mon fils est né, j’ai cherché un mode de garde qui me ressemble. Un endroit où je pourrais le déposer chaque matin en étant vraiment sereine. Un lieu pensé avec soin, avec exigence, où l’enfant serait vraiment au cœur de tout. Repas bio, produits d’hygiène biologiques, nettoyage écologique, couches écologiques. Un endroit où j’aurais voulu voir grandir mon bébé.

Cet endroit n’existait pas. Alors je l’ai créé.

Ce n’était pas un projet entrepreneurial au départ. C’était une réponse à une évidence. Et cette évidence est devenue la première micro-crèche du réseau Les Doigts de la Main (les-doigts-de-la-main.fr), puis une deuxième, puis cinq. En 10 ans, des centaines d’enfants accueillis dans un environnement sain, bienveillant et cohérent du sol au plafond.

Une formation universitaire que j’ai choisie les deux pieds dans la réalité.

Depuis le début, j’ai eu une conviction : la théorie sans le terrain, ça ne construit pas grand-chose. Alors j’ai presque tout fait en alternance.

Du BTS Gestion PME-PMI à la Licence Management de projet, puis un Master 1 en Ressources Humaines — Administration du personnel & Gestion de l’emploi, chaque diplôme a été validé au sein d’une entreprise, des vraies décisions à prendre, des vraies équipes à gérer. Pour le Master 2 en RH & Compétitivité internationale, j’ai choisi de me consacrer pleinement aux études parce que ce niveau d’exigence académique le méritait.

Et puis, au fil des années et des projets, d’autres formations sont venues enrichir ma palette : la céramique, l’architecture d’intérieur, et la formation professionnelle. Pas des hobbies. Des compétences à part entière, qui nourrissent directement mes projets d’investissement immobilier et de transmission.

Stéphanie Lucide entrepreneure
Stéphanie Lucide entrepreneure

J’ai tenu quand j’aurais pu lâcher.

Ces dernières années ne sont pas celles que j’aurais choisies si on m’avait donné le choix. J’ai dirigé des entreprises, managé des équipes, pris des décisions importantes, tout en accompagnant mes deux parents malades. Deux êtres chers, partis trop tôt, l’un après l’autre, la même année.

Il y a eu des matins où se lever était un effort. Des périodes où j’étais fatiguée, submergée, découragée. Des moments où j’ai failli baisser les bras. Mais j’ai tenu. Et cette expérience m’a donné une clarté absolue sur ce qui compte vraiment.

Perdre ses parents trop tôt vous apprend une chose que rien d’autre n’enseigne : le temps est la seule ressource qu’on ne récupère jamais.

Depuis ce jour, je choisis d’avancer. Vite. Avec intention. Sans remettre à demain ce qui peut se construire maintenant.

Ce qui me définit, au fond.

Je n’ai pas peur de voir grand. Je ne fais jamais rien à moitié. Je crois profondément que les rêves ne sont pas des lubies, ce sont des projets qui n’ont pas encore trouvé leur plan d’action. Et je suis très douée pour trouver des plans d’action.

Je suis aussi une femme qui croit en la transmission. Ce qu’on apprend sur le terrain, dans les moments de doute autant que dans les moments de réussite, ça ne devrait pas rester pour soi. Ça se partage, ça s’enseigne, ça se donne.

Et enfin, parce que c’est important de le dire, je suis une maman de deux enfants. Ce n’est pas une anecdote dans mon parcours. C’est une boussole. La même exigence que j’ai pour mes enfants, je l’ai pour mes projets. Le même soin que je voulais pour Marceau dans cette première crèche, je le mets dans chaque chose que je construis.

Une dernière chose essentielle à mon équilibre : je pratique le cabaret. La scène, le mouvement, la performance artistique, c’est mon espace de liberté absolue. Ce que j’y trouve, c’est le même goût du dépassement que dans l’entrepreneuriat : se préparer, s’exposer, donner le meilleur de soi-même quand le rideau se lève. Et puis, la scène apprend une chose précieuse: assumer pleinement qui on est. Dans la vie comme en affaires, c’est rarement un défaut.

Stéphanie Lucide entrepreneure